mardi 4 août 2020

Pause forcée par la météo


Un petit goût de vacances au ski! Nous sommes obligés de ralentir notre rythme face à une meteo désavantageuse. Il pleut partout en Autriche.  Pas moyen de trouver un endroit au sec. Nous décidons donc de trouver un petit appartement dans lequel on pourra faire des jeux de société, et offrir une pause aux enfants, qui trouvent qu'on marche trop, qu'on visite trop et qu'on ne joue pas assez. Sylvie nous degotte donc une sorte de petit appart dans un hôtel pour le ski dans la vallée de Bad Gastein, celle où l'empereur Francois Joseph lui-même allait aux thermes enfant. Nous jouissons d'une vue sur les différentes teintes de vert offertes par les flancs de montagnes, enfin ce que les nuages veulent bien nous laisser voir... on se fait des petits plats locaux: knodels surgelés. Avec 25 minutes de cuisson à l'eau bouillante, on n'aurait pas pu se le permettre avec notre camping-gaz ! Les filles sont ravies de cette pause jeux de société, de tablette et film sur une vraie télé. Nous avons même un sauna à disposition pour nous réchauffer. Et nous regardons la pluie tomber, encore et encore sur notre confortable et robuste terrasse.

Salzbourg

Salzbourg est la ville natale de Mozart. Kn y trouve des boules en chocolat à son effigie un peu partout. Pour beaucoup d'hommes, c'est aussi l'une des seules autres villes connues d'Autriche, grâce à son club de foot,  régulièrement qualifié en ligue des champions. Et c'est vraiment une bonne surprise,  tant la ville dispose d'un centre homogène et plein de places, rues et bâtiments qui ravissent les yeux. D'ailleurs, c'est la première fois depuis le début des vacances qu'on parcourt des rues bondées de touristes, probablement à cause du festival de musique classique qui vient de commencer... 
En cette journée pluvieuse, on ne prévoit qu'une visite éclair.  On profite de pâtisseries locales avant d'y arriver en faisant une halte à sankt gilgen, ville natale de la mère de Mozart. Et une pause bretzel bien sur! Toute la gastronomie locale en 1 journée... bon, j'exagère, ces vacances auront quand même permis de goûter aussi au café viennois, à l'escalope viennoise et aux knodels (boules de purées de pomme de terre fourrées salées ou sucrées). 
Pour revenir à Salzbourg, c'est une ville au passé très riche, qui possède de magnifiques monuments et une disposition revee: les lacs a moins de 50 km, et les stations de ski à 80 km. Vraiment une ville où il semble faire bon de vivre.






Hallstat et les lacs

Nous abordons les montagnes par la région d'Hallstadt, classée à l'UNESCO. Ici la région a prospéré grâce au sel que l'on extrait des montagnes. D'ailleurs "salz" veut dire sel, dans le nom de la ville de Salzbourg, qui doit son importance et sa richesse à cette ressource. 
Des dizaines de lacs d'un bleu magnifique dans lesquels tombent des montagnes rocheuses, voici ce qui nous attend ici. Des villes avec chalets en bois aux balcons fleuris de bégonias. Tout est harmonieux. Pas un bâtiment de mauvais goût pour gâcher la beauté des points de vue. On parcours les routes qui longent les lacs avec un certain émerveillement tellement la couleur est belle. Ca y est, on découvre la partie la plus orientale des Alpes, et même si l'altitude n'est pas très élevée, les sommets sont en dessous des 1000m, on a l'impression d'être vraiment dans les hautes montagnes.
Le camping choisi est au milieu de ce paysage, a quelques encablures d'un lac dans lequel on nagera quelques brasses. Malheureusement le temps se dégrade et on fait les dernières visites entre les gouttes. Une mine de sel ravit les enfants: parcourir des galeries sans fin dans le ventre de la montagne, ça c'est chouette! Surtout quand on peut y faire du toboggan... on doit replier nos affaires de camping totalement détrempées après presque 12 heures de pluie. Dommage, la région aurait valu plus de temps pour la parcourir...












La Wachau et le beau Danube bleu

Le titre le plus populaire en Autriche, la fameuse valse est peut-être mensonger aujourd'hui. Le Danube n'est pas très bleu, mais sa couleur tire sur le vert. Ce fleuve est toujours aussi envoutant pour moi. Il est très large, emprunté par des bateaux. Nous le côtoyons un peu plus en amont que l'an dernier. La vallée de la Wachau est classée à l'UNESCO. Quelques belles églises à bulbe, des forteresses imprenables qui surveillent le fleuve, et surtout des vignobles en terrasse qui donnent paraît il de merveilleux blancs. Difficile d'y goûter, car nous avons plus de 30 degrés et pas de glacière pour le refroidir. 
Cette région semble être le paradis des cyclistes. Des km de pistes sur les 2 rives et des campings un peu partout. Des km aussi de chemins de rando. Mais par contre le balisage laisse à désirer et on s'est perdu plus d'une fois. La couleur a l'honneur est l'orange. Des parasols le long des routes ou de chemins pour indiquer une vente de produits locaux: tout a base d'abricot (confitures, liqueurs, jus, ...).
Cette étape très reposante pour nous est aussi l'occasion de plusieurs bains dans le Danube, et en lezardant au soleil. 
Nous partons maintenant à l'attaque des montagnes.






mardi 28 juillet 2020

Vienne : Sisi et la musique

Pas forcément prévue au programme, la visite de Vienne s'est imposée après avoir observé relativement peu de touristes à Venise.  Et en effet, ici aussi, c'est assez calme. Pas de queue aux musées. Des rues plus fréquentées par les autrichiens que les étrangers.  Bref, on profite encore de conditions idéales.
Vienne, c'est d'abord la ville de Sisi! Alix a lu les livres avant de venir et est à fond avec la famille Habsbourg ! On révise la généalogie de la famille et on en apprend plus sur le couple François-Joseph et Sisi. Elle n'est pas celle qu'on nous fait passer aujourd'hui. Mais ça ne suffit pas pour détruire le mythe pour Alix. Rien que penser que Sisi a foulé le pied dans tel ou tel lieu! 
Mais c'est aussi la capitale de la musique classique. Pas de concert, mais des statues dans chaque jardin. Mozart, Strauss, Beethoven, Mahler, Schubert.,... on en apprend plus dans le superbe musée de la.musique avec plein de jeux interactifs qui permettent de composer une valse, de comprendre la transmission du son, ou de diriger un orchestre. Et ce n' est pas simple de garder le bras en l'air et de garder le rythme ! Quand on est mauvais, l'orchestre râle. 
Ce qui est amusant, c'est qu'on a justement pris la série "Mozart in the jungle", qui traite du philharmonique de New-York. On est en plein dans le thème!







Autriche : premier contact




Le sud-est de l’Autriche est vallonné, mais on a deja quitté les Alpes! Voyager ici, c’est raccorder plusieurs de nos voyages entre eux: l’Italie du Nord en 2003 où nous avions fait une petite entrée de 2 jours vers Villach, la Suisse en 2018 où nous avions traversé la pointe ouest, et la Slovaquie en 2019, où nous avions atterri à Vienne sans la visiter et vogué sur la Neusiedlersee. Tous ces lieux seront reliés par le voyage de 2020. 
Pour commencer, brève traversée de la Carinthie et de la Styrie. De grands lacs aux eaux chaudes dans la première, et la ville de Graz dans la seconde. Pour le lac de Worth, nous avons la désagréable surprise de nous rendre compte que tout le rivage est privatisé sur des kilomètres. Difficile même de trouver une plage publique. Par ces temps-ci, pas vraimeny envie de se retrouver avec trop de monde. Dans notre recherche désespérée, on tombe sur un loueur avec un pédalo. Idée lumineuse: pourquoi pas se baigner au milieu du lac! Nous avons notre petit yacht à nous et passons un agréable moment, à plonger dans le lac.
Graz est une ville surplombée par un chateau. On y trouve un mélange de lieux modernes, vestiges du titre de capitale européenne de la culture dans les années 2000, et de grands batiments baroques. Agréable visite à la journée.

vendredi 24 juillet 2020

Alpes slovènes


Cette année, on commence par les détours ! Et donc, sur le trajet de l'Autriche, on fait une halte dans les Alpes slovènes. On vise la région de Bled, avec de très beaux lacs. Mais le temps ne nous est pas favorable et la première nuit est sous un orage mémorable qui nous permet de tester l'équipement . Notre vieille tente tient le coup, même si j'ai peur qu'on finisse totalement mouillé.
Finalement la journée est moins humide que prévu et nous pouvons découvrir 2 très beaux lacs aux couleurs qu'on ne voit plus souvent chez nous pour de si grands lacs. A Bled, une petite île avec une église, un château dominant le lac sur un aiguillon rocheux.  A Bohinj, une bande de 2 mètres peu profonde d'une couleur bleue-verte, puis un bleu profond. 
Toute cette eau nous a refroidi et nous louons un petit appartement pour une nuit . Tout le confort pour nous! On apprécie. 
Avant de passer la frontière, une balade au bout d'une vallée permet de voir une belle cascade qui finit dans un torrent aux eaux translucides.  Et en bonus, on peut même se promener derrière la chute d'eau.

Ce passage slovene est aussi l'occasion de voir que ce pays est une sorte de carrefour est-ouest. Depuis notre première traversée en 2003, plus vraiment des airs d'anciennes république yougoslave. On se croirait en Europe de l'Ouest. D'ailleurs les tarifs des hébergements et attractions touristiques sont élevés, y compris le camping (facilement 60 euros pour nous et nos tentes).
Les autoroutes sont parcourues par des centaines de voitures étrangères. A la frontière Nord, ce sont les bouchons des Allemands, autrichiens, néerlandais,  qui probablement ne s'arrêteront même pas dans le pays, car leur objectif est l'Adriatique. Bulgares, hongrois, polonais, tchèques, italiens y passent aussi pour aller d'est en ouest ou l'inverse... pas beaucoup de français.  Probablement à cause du covid. Peu poussent jusqu'à ce point. 
Pour cette troisième incursion en Slovénie après 2003 et 2012, encore un petit peu de ce pays se dévoile à nous. 






Petite escapade à Venise par covid

Est ce que ça ne serait pas la plus belle ville du monde ? On a été bluffé par Venise. Rien qui détonne, pas d’immeuble moderne, tout est dans un style harmonieux. 
Peut-être le contexte y est pour quelque chose : aucun groupe, pas de tour operator, un tourisme individuel seulement, beaucoup d’habitants qui font leur courses, leurs affaires, prennent un café, se saluent. On tombe par hasard sur les boutiques « renommées » de masques, pas un chat. Il y a même des restos fermés. Dur d’avoir une démonstration de souffleur de verre à Murano, faut dire, y a pas assez de clients pour écouler la marchandise. L’eau des canaux est verte et belle. La ville est propre, paisible.  L’impression d’être hors des sentiers battus, au bout du monde, à Burano. On apprécie de voir la ville à travers les bateaux bus, même si au bout d’un moment on en a marre de porter le masque ! Il fait chaud et c’est difficile de respirer. Mais les agents des bateaux veillent et nous rappellent à l’ordre. Malgré tout c’est sans doute le meilleur moment pour visiter cette ville incroyable.