vendredi 2 août 2024

Entre canyons et glaciers : lac Issyk Kul

 



Incroyable ce lac perché à 1600 mètres d’altitude. Immense … on dirait une mer quand l’horizon est brumeux et que l’on n’aperçoit pas les sommets de la frontière avec le Kazakhstan. Rive sud, se juxtaposent des vallons rouges et ocres désertiques, avec des glaciers rocailleux présentants leur face enneigée. Un mélange surprenant, et ça sur des kilomètres. L’eau est plutôt chaude pour l’altitude, en tout cas elle est très transparente ce qui donne envie de se baigner. 

Pour se déplacer, le stop est courant ici. Mais à 4, pas facile ! Par deux fois un minibus veut bien nous prendre. L’un est une famille de Bishkek en vacances, l’autre une famille propriétaire d’abricotiers venue ici pour la période de récolte. Et sinon nous n’attendons pas bien longtemps les bus locaux. Rencontre saugrenue avec une gentille vieille dame dans sa gargote joliment décorée qui nous sort toutes les phrases en français qu’elle a retenues depuis l’école primaire ! 












Premières impressions kirghizes

Drôle de première impression pour notre arrivée au Kirghizistan : une frontière où il n’y a rien du tout. L’essentiel : un poste pour la sortie, un autre pour l’entrée. Quasi personne, 2 voitures de chaque côté, et nous au milieu dont on ne sait que faire, ce qui fait qu’au final les douaniers ne savent plus : « vous allez dans quel pays ? ». Un accueil plutôt agréable et nous voilà au Kirghizistan ! 

Nous sommes à 100km de notre destination. Plus de téléphone. Pas d’argent kirghize. Ouf ! Notre taxi, arrangé quelques jours en avance grâce à yandex, est bien là, en avance. La route est en pleins travaux chinois. Nous sommes d’ailleurs très près de la Chine, à peine (!) séparés par la chaîne de montagnes des Tian Shan, et ses sommets à 7000 mètres. Nous apercevons des pointes enneigées au loin. Le paysage n’est plus désertique mais très vert, parsemé de yourtes et de roulottes. 

Karakol est un camp de base des expéditions vers les hauts sommets. Ici de nombreux aventuriers ont fait le plein de vivres et d’équipement. Nous nous contentons d’une petite balade qui nous fait croiser la route des éleveurs regroupant leur troupeau à cheval. Mais ça devient grandement critique quand nous avons le choix entre marécages et champs d’orties ! Après quelques doutes nous rejoignons enfin des bains chauds. 

La vallée de Jeti Oguz dévoile aussi ses verts pâturages, et nous sommes surpris par les rochers rouges à son entrée. 










vendredi 26 juillet 2024

Trains Kazakhs

 J’ai fait le parcours de notre voyage … pour pouvoir prendre un long train de nuit ! Entre Turkestan et Almaty.  On y monte à 18h, et on en sort à 11h le lendemain. La magie de ces trains qui font des kilomètres c’est de croiser des gens qui font des tronçons de parcours différents. On partage donc des instants avec des gens qui montent et descendent. 

Départ chaotique : le précédent train que nous avions pris avait un magnifique wagon restaurant à l’ancienne, et on a bien envie de tester. Mais on se rend compte qu’il n’y en a pas dans celui-ci. Seulement un « buffet », c’est à dire un snack. Vite plan B, acheter aux vendeurs ambulants bolino et brochettes de viande. Au même moment des trombes d’eau s’abattent sur nous et il nous faut poursuivre nos vendeuses de brochettes parties se réfugier à l’abri. 

Premier arrêt. Notre chef de wagon a donné rendez-vous à une voiture, et reçoit deux pastèques. Surprise quelques minutes plus tard : il vient nous apporter une énorme moitié ! 









jeudi 25 juillet 2024

Almaty : une ville agréable

 Notre arrivée en train à Almaty, dans le Sud Est du Kazakhstan est quelque peu mitigée. Nous trouvons difficilement les informations pour organiser notre séjour en voiture. Bien que nous ayons fait un excellent déjeuner dans un restaurant turc, nous tombons sur un chauffeur de Yandex (équivalent russe de Uber) très brouillon. Suite a une manoeuvre très hasardeuse de sa part, nous sommes percutés par un autre véhicule. Plus de peur que de mal! Néanmoins, nous sommes sonnés et en léger état de choc.

Par chance, nous avons loué un petit appartement en plein centre qui nous ravit. L’aménagement intérieur est très proche de celui de notre hôte Micha, a St Petersbourg, il y a 10 ans. La cage d’escalier est assez misérable, alors que l’intérieur de l’appartement est propre comme tout. En plus l’immeuble, au coeur du pâté de maison est dans un écrin de verdure où l’on entend les oiseaux. On se sent bien dans cet appartement, où nous nous cuisinons un vrai repas comme a la maison. 

La visite du centre est rapide mais sympathique: la cathédrale orthodoxe russe et le petit musée des instruments de musique qui ravit Nelly. En ce samedi, la rue piétonne est pleine de monde. Les faciès sont plus russes et on trouve aussi bien des filles en mini-jupes qu’en burkha, et même d’autres qui se tiennent par la main. La ville semble bien plus moderne que ce qu’on avait vu jusque là. Almaty est quand l’ancienne capitale du pays, la ville la plus peuplée aussi. 

Almaty est au pied d’une chaine de montagnes qui fait la frontière avec le Kirghizistan. A 30 minutes de voiture, on est a une station de ski, Shymbulak, dont le haut est à 3200m d’altitude! Ils ont meme candidaté 2 fo8s pour accueillir les JO d’hiver! Une semaine après notre premier passage à Almaty, nous visitons cette station qui dispose d’un telecabine qui nous emmène au sommet. De la haut, la vue est splendide! Des glaciers nous entoure. C’est l’attraction du coin. Des centaines de kazakhes s’y rendent en famille, parfois en short et T shirt alors qu’il ne fait plus très chaud la haut. Cela fait bizarre de retrouver des températures fraiches après plusieurs semaines très chaudes.

On finit Almaty en retrouvant notre meme petit appartement dans le centre. La ville nous a fait une belle impression.











lundi 22 juillet 2024

Road trip kazakhe

 A partir d’Almaty, l’ancienne capitale du pays et actuelle plus grande ville du Kazakhstan, nous décidons de louer une voiture pour visiter les environs. Le parcours est difficile à mettre en place, car nous ne savons pas l’état des routes, nous ne disposons que d’une voiture de ville, et qu’assez peu d'hébergements sont sur booking. C’est un peu l’inconnue et une organisation au jour le jour. Au final, nous en tirons une bonne expérience avec différentes facettes de la région qui se révèlent à nous. C’est d’autant plus agréable comme expérience qu’Almaty est adossée à de grandes montagnes qui apportent nuages et fraicheur au quotidien.

Le lac Iesik, aux couleurs de l’eau des glaciers. Halte intéressante dans une petite ville simple où l’on déniche un hôtel avec un peu de charme dans des environs peu accueillants.



Le canyon de Charyn nous offre une nuit plus luxe et un levée de soleil pour profiter de couleurs différentes 










Le lac Kolsai, aux abords du village de Saty, spot touristique par excellence pour les kazakhes. Nous observons la beauté du lac et les kazakhes dans leurs loisirs d’été. C’est aussi l’occasion de subir un bel orage de grêle qui fait chuter la température du thermomètre de la voiture à 9 degrés !