lundi 13 février 2017

Tenerife Nord


On change de monde. Retour à l'urbanisation, après Lanzarote, ça fait un choc. Nous voilà en plein dans la ville. 400 000 habitants dans la conurbation de Santa Cruz de Tenerife et la Laguna. 

Cependant, pas un chat le dimanche (aaah ce sacré dimanche chômé). Heureusement, en insistant, nous avons le plaisir de tomber sur le marché de la capitale, des étals de tout ce dont nous rêvions, et même des jeux pour enfants. De quoi gouter les spécialités locales, dont le vin bien sûr : l'almogroto (pâte de fromage et piment), morue, piment du patron (à frire et déguster avec du gros sel), pipas, chorizo, empanadas,... plus tard nous essayerons aussi le café d'ici, agrémenté de crème, comme le baraquito (café, liqueur, zeste de citron, crème, lait concentré sucré, cannelle).  

Histoire de quitter la ville, direction le parc d'Anaga, tout près. Très surprenant : il s'agit d'une multitude de pics acérés et recouverts de végétation tombant droits dans la mer. Autant dire que les routes sont sinueuses. Nelly en profite pour nous faire des blagues ("Nelly, tu rigoles, tu tousses ou tu ne te sens pas bien ? " "NAN je suis pas malade"). 

J'adore ce genre de balade : traque aux elfes. Le décor : une forêt moussue (si si c'est merlin l'enchanteur qui a mis la mousse), humide et sombre, avec des branchages aux formes poétiques, des souches laissant croire à des entrées de cavernes pour nains, et une dose de malice. Alix marche à fond "chut Nelly, si tu veux voir un elfe, faut pas faire de bruit" . Benjamin a du mal à se retenir "Tiens j'en ai vu un : avec des cheveux blouclés blonds et des chaussures roses, ah ben non, c'était Nelly". Moi j'arrive presque à y croire :"écoute Alix, j'ai entendu grincer une porte dans l'arbre", et Nelly se la joue martyre, comme d'hab :" oouuiin, oouuiin, j'en n'ai pas vu, moi". 

Bon trêve de plaisanterie, après ça on se fait un vraie balade. De celles dont on se demande quand est ce qu'on arrive. Le décor est superbe, les filles font des kilomètres et du dénivelé (500m!) sans broncher. Alix a même dit que c'était bien, et Nelly a oublié qu'elle boitait la veille parce qu'elle s'était entaillé le pied sur un rocher. Moi je me suis trouvé une vocation de conteuse, et Benjamin écoute les histoires inventées et racontées par Nelly.
Nous allons quitter avec regret notre joli appart sur la côte est, une splendide vue sur la mer soir et matin, le doux bruit des vagues la nuit, une température idéale, un calme absolu. 

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