lundi 18 mai 2015

Tanna, après le cyclone...

Nous passons 3 jours sur l'ile de Tanna, 2 mois après la catastrophe. Rappelons que l'ile a été touchée par un ouragan de classe 5 sur l'échelle de Saphir-Simpson. Cette échelle ne compte que 5 niveaux. Il s'agit de la plus grosse tempête qu'on puisse imaginer. Des vents ont parfois avoisiné les 300km/h en rafales!
Après la visite d'Efaté, où finalement de gros travaux de nettoyage ne montrent pas beaucoup de séquelles dans Port-Vila (certains nous diront même que la ville est plus propre maintenant qu'avant), Tanna offre une autre image. De très nombreux arbres sont cassés, déracinés. On imagine que ceux qui sont resté debout ont perdu toutes leurs feuilles, étant donné que maintenant on voit des petites touffes de feuilles fraiches repousser au bout des branches. Quasiment toutes les maisons, écoles et autre bâtiments dont les charpentes sont en bois et les toitures en feuilles, se sont effondré ou envolé. L'heure est donc à la reconstruction. Des bâches de fortune couvrent les maisons qui tiennent encore debout, en attendant un nouveau toit. Les routes sont maintenant déblayées, mais on peut remarquer partout les troncs coupés de part et d'autre de celles-ci. Des tentent Unicef ont été montées afin de permettre aux écoles de continuer. Les petits écoliers arborent des sacs à dos bleu ciel flambant neufs flanqués du logo de l'Unicef. 
Dans les assiettes, pas grand chose à manger. Toutes les cultures de fruits et légumes ont disparu. Les américains ont envoyé du riz et des ignames. Il va falloir attendre de longs mois avant que la nourriture se diversifie à nouveau et qu'ils bénéficient de tous leurs produits tropicaux (papayes, bananes, noix de coco, etc.).
Après la catastrophe. La vie reprend son cours avec la reconstruction en plus. Sur l'ensemble du pays, il n'y a eu finalement que 11 victimes, ce qui montre à quel point la vie est bien organisée pour affronter ce genre d'événements. L'aide internationale a été fortement appréciée. On trouve toujours des sourires au bord des routes pour nous saluer.  



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