jeudi 20 février 2020

La Casamance au fil du fleuve

Après la halte paisible au village d’Affiniam, où nous avons échangé avec de nombreux villageois, nous devons rejoindre Ziguinchor par une pirogue. Il y a une grosse pirogue, dite villageoise, qui sert de transport en commun, chaque jour à 8h. Mais, malheureusement pas le dimanche. Nous négocions donc avec un piroguier une promenade d’1h30. Il s’agit d’Aliou qui pratique un français parfait. Pas difficile! Il passe 3 mois de l’année à Rocamadour dans les cuisines d’un restaurant. D’ailleurs, il a nommé sa pirogue du nom du village, ce qui des Babacar Sy, Mamadou Sene ou autres noms sénégalais...
Rien de plus agréable que de voguer sur le fleuve, faire la rencontre au hasard des hérons, cormorans, pélicans, martin pêcheurs, cigognes et même quelques flamants. Les palétuviers sont couverts d’huîtres. Dommage, on n’a pas eu la chance d’en goûter.
Pour en finir avec la Casamance, on déambule dans Ziguinchor, franchement désertée le dimanche. Pas moyen de trouver une échoppe pour un sandwich. Nous devons aller au « garage », la gare routière, pour y retrouver un chauffeur de 7 places, qui nous ramène le câble de chargement des photos, oublié sur l’île de Carabane. Par miracle, on arrive à se retrouver dans ce brouhaha de véhicules, sous la chaleur et les odeurs d’échappement. La journée se finit dans le plus luxueux hôtel du coin, avec piscine sur le fleuve. Les filles en rêvent depuis longtemps.
Cette partie de voyage fut extrêmement douce et agréable, au rythme des casamançais, avec le fleuve toujours prêt de nous. Nous espérons que la suite sera à la hauteur. Cette région mérite vraiment d’être parcourue. Elle a beaucoup à montrer sur la vie de ses habitants. Nous regrettons presqu’il n’y ait pas plus de touristes ici, afin de les soutenir financièrement.








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