lundi 1 juin 2015

Portraits

Il travaille avec son père, pour tenir le restaurant et le bungalow. Il part pêcher de temps en temps, le soir, des vivaneaux. Avant il était menuisier, mais il ne gagnait que 18000 vatus (150€) par mois. Il vit avec une femme qui a déjà une petite fille d'une autre union, mais l'ex mari buvait trop. Il vit dans une case faite de bois et feuilles de cocotiers, qu'il a construit, et a 3 poules, des arbres fruitiers, et un lopin de terre dans la brousse. En face, habite son cousin qui travaille à la plantation de coprah, utilisé pour faire fonctionner le générateur électrique du village. 

Il est chauffeur de taxi, il travaille maintenant pour les touristes, c'est plus intéressant que de faire de petites courses en ville, il peut espérer gagner 2000 vatus les bons jours (15€). Il a construit une maison en ville, sur une terre dont il a acheté le bail pour 70 ans  (la terre ne s'achète pas ici, mais se loue), pour 370000 vatus (2800€). Son fils voudrait être docteur, mais il sera sans doute guide comme lui. Il a appris le français avec les touristes venus ici. 

Elle était sur une autre ile quand le cyclone s'est abattu sur le pays. Pas de nouvelle de sa famille pendant une semaine. Elle a enfin pris le bateau. A l'arrivée, elle a reconnu son mari, au loin, avec sa voiture. Elle s'occupe de ses deux enfants, mais nourrit aussi son père, remariée avec une femme qui a amené avec elle 3 enfants. Son père parle français, il a vécu en Nouvelle Calédonie, quand il était jeune. Elle parle anglais, et son mari parle français, qu'il a appris avec les touristes. Sa mère est morte à la maison, d'un cancer de l'utérus. Elle avait été amené à l'hôpital, mais les docteurs ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. Elle est retournée à la maison.

Une enseignante de français, qui pour sa fin de carrière est inspectrice. 5 enfants, dont 3 qui vivent avec elle et 2 qui étudient au lycée sur d'autres iles, logés chez des cousins. Elle a pu aller une fois en France, pour un stage d'enseignement. Elle vit au village sur une toute petite ile, va à l'église anglicane le dimanche (elle est catholique, mais il n'y a pas d'église catholique sur l'ile). Elle n'a pas l'eau courante, les enfants vont chercher un seau d'eau pour se laver le matin, au robinet du village. L'eau provient d'une source et l'installation a été faite l'an dernier par la croix rouge française. 


1 commentaire:

audrey a dit…

Hello, qui sont ces gens, vous les avez rencontré ?

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