vendredi 5 juillet 2024

Bukhara : la ville des artisans


 Il parait que l’ère communiste a fait du mal au petit artisanat local. Maintenant, la ville de Bukhara s’est bien rattrapée. Imaginez un vieux centre assez resserré dans lequel les Medrassas ne demandent qu’à être rénovées et entretenues. Les plus belles arborent de nouveau leur email bleu. Certaines sont en chantier et promettent a l’avenir les milliers de clichés des touristes. Pour l’instant, toutes sont occupée par des artisans de toutes sortes : peintres de miniatures, forgerons, sculpteurs sur bois, brodeuses, graveurs de métaux. C’est agréable de contempler cette activité. Tous espèrent vendre le fruit de leur travail. On doute parfois que vraiment tout soit fait sur place. Mais en tout cas, ils ne font pas que vendre. Ils travaillent en attendant la vente. On fait la rencontre d’un marchand de tapis assez aisé, qui nous explique que les seuls réalisés à Bukhara sont fait par des prisonniers. Son magasin est dans une ancienne mosquée complètement retapée. A priori, le gouvernement a scelle des accords afin de permettre la réhabilitation des monuments historiques. La ville a un bel aspect maintenant et est très photogénique pour les touristes.

Bukhara, sur la route de la Soie, nous révèle ses merveilles. Notamment une magnifique mosquée aux émaux bleus’ quelques mausolées, des medrassas, un palais fortifié, un palais d’été a l’extérieur. Une belle mosquée en activité dispose d’un fronton avec de magnifiques piliers en bois sculptés.

La chaleur s’installe enfin et atteint les 38 degrés en journée. Nous sommes contraints de stratégie pour trouver le frais et préserver notre organisme.

Avant de quitter Bukhara, un passage par le marché (ancien Kholkhoze). Chaque bâtiment est spécialisé: fruits et légumes, épices et fruits secs, fromages et miel, graines, viandes. C’est plein de vie!



















mardi 2 juillet 2024

Le désert Ouzbek

 A l’ouest du pays, ce n’est pas l’Ouzbekistan, mais le Karakalpakistan. On y accède par une route rectiligne et un immense porche nous accueillant dans ce territoire. Ici les cultures irriguées laissent place à une petite steppe de buissons puis a un désert caillouteux. 

Pour une nuit, nous faisons une halte dans un camp de yourtes aménagé pour les touristes, où une femme qui ressemble plus à une russe qu’une ouzbek nous accueille chaleureusement, avec de la vodka accompagnant le copieux repas. 

Cette halte est pour nous l’occasion de voir des ruines de forteresses datant de plus de 2000 pour certaines. Ayaz Qala, Kizil Qala, Topral Qala. Nous escaladons les monticules de terres qui ont coulées sur elles mêmes, dans un paysage désertique. L’expérience est magique. Nous avons l’impression de fouler des endroits où peu de personnes passent.

Nous repartons en train a partir d’une gare au milieu du désert. Dans un village fantôme , une gare est posée le long de la voie qui relie l’Ouest du pays à la capitale. A l’Ouest, c’est la rive Sud de la mer d’Aral, qui n’est plus une rive depuis fort longtemps… un train par jour dans chaque sens. On croit a peine a la réalité quand le train arrive en gare pile a l’heure. La magie du chemin de fer russe! Dans le train, on retrouve l’ambiance des trains russes, avec leur samovar, leur chef de wagon un peu rustre, et des passagers qui passent des journées entières dans le train . Par contre, par la fenêtre, du sable et du désert a perte de vue. Ca, nous n’avions jamais vu! Une belle expérience !














Bienvenue dans le monde des 1001 nuits

 Ambiance calme, email turquoise, croissant de lune sur les dômes luisants au soleil, nous voilà embarqués dans un autre monde, une autre époque. Nous sommes conquis par Khiva, cette ancienne forteresse du désert, maintenant devenue petit musée à ciel ouvert. On imaginait un début de voyage difficile, nuit blanche quasiment avec deux vols depuis Toulouse en passant par Istanbul, et 40° à l’arrivée. Finalement il ne fait que 30°, et une petite matinée passée à dormir nous remet sur pieds. Nous entrons dans des dizaines de medrasa et de palais, transformés pour certains en musées qui nous font découvrir par petits bouts l’histoire, la faune, la flore, l’art de la région. Ici le tourisme permet de perpétuer la tradition. Des apprentis viennent pendant les vacances d’été apprendre la fabrication de tapis (à la main !), la sculpture sur bois, le martelage du cuivre. On imagine difficilement qu’il peut faire très froid ici, mais ça doit être le cas au vu de ces petites fouines transformées en bonnets bien chauds présents à tous les étals de rue. Ces bonnets étaient vraiment portés au début du siècle, et pas seulement par les Khan. Khiva à l’origine était un marché aux esclaves, capturés dans le désert. C’est la ville natale de Al-Khorezmi, inventeur de l’algèbre au 9e siècle et qui a donné son nom à l’algorithme. On découvre aussi la population des mennonites, qui a quitté la Suisse allemande pour la région, et a formé le premier photographe ouzbek. 

















mardi 27 février 2024

Barichara et le canyon de Chicamocha

Après un long périple en bus, sur des routes de montagnes tortueuses offrant de splendides panoramas, nous descendons sur des altitudes moins élevées et un climat plus sec. Nous nous établissons à Barichara, probablement la ville la plus photogénique du pays, puisqu'elle fait la couverture de nombreux guides.  Posée au bord du canyon de Chicamocha, elle offre des maisons aux murs blancs et aux portes et fenêtres colorées.  Tout est bien entretenu. Comparé à Villa de Leyva, la ville est en pente et possède une belle Cathédrale. Nous logeons dans un petit hôtel qui possède une petite piscine pour se rafraichir. Comme partout , pas d'eau chaude. Par contre petit-déjeuner excellent.  Malheureusement,  l'ambiance est gâchée par une employée à l'humeur exécrable...
Nous profitons de la région pour des balades au bord du canyon et de somptueux points de vue. Un paysage très sec offrant assez peu d'ombre. On dispose de nombreux points de vue sur le canyon. On passe par le joli petit village de Guane, aussi très photogénique.  On y découvre les hormigas culonas, fourmis à gros cul torréfiées.  L'occasion de quelques grimaces à la dégustation. 
On s'établit quelques kilomètres plus loin à Villanueva, beaucoup moins touristique. Par contre l'accueil est vraiment très agréable. On y découvre une vie plus authentique et des prix plus doux aussi.
On finira notre séjour dans cette région par une excursion en rafting à San Gil, la ville des sports extrêmes.  Le guide, Carlos, est vraiment sympa et nous montre plein de spécimens de la faune et de la flore locale. Nous voyons des dizaines d'iguanes en particulier. Avec cet air préhistorique, c'est vraiment impressionnant ! On se baigne dans la rivière, qui n'est pas très froide. Cela nous rafraîchit tout juste!
Nous rejoignons Bucaramanga, la capitale régionale en bus. Il passe par une route de col hallucinante qui offre des points de vue de part et d'autres. C'est splendide!
Cette première partie de voyage était déjà très dépaysante et nous a offert un aperçu très positif du pays.

samedi 17 février 2024

introduction à la Colombie

Ce voyage commence avec de nombreux déboires avec Iberia : billets annulés,  service de choix de places vendu et  non honoré,  retard d'avion, course dans les couloirs de Madrid et bagages non arrivés. On se retrouve donc à Bogota en pleine nuit sans nos bagages et dans l'obligation de revenir à l'aéroport le lendemain matin. Inédit pour nous! Difficile à croire vue notre expérience de voyages.
Le décalage horaire nous permet de nous lever tôt. Nous sommes calé avec le Soleil qui émerge vers 6h20. Notre planning n'a pas trop souffert de cet événement et nous sautons dans un bus pour Villa de Leyva, dans la région de Santander. Pour s'y rendre, le bus passe par des cols à 3000 mètres d'altitude !
Nous découvrons une charmante ville à l'architecture coloniale. En ce dimanche, les touristes locaux déambulent dans les rues et nombreux sont ceux qui dégustent une glace, ou autre sucrerie.
Maisons blanches et toits de tuiles, volets et huisseries peintes en marron, rues pavées de pierres qui datent de la colonisation. On tombe vite sous le charme de cette ville de carte postale.
Nous profitons d'une petite maison d'hotes typiques où les propriétaires sont charmants.
Ici, il y a aussi une curiosité originale. Un artiste s'est construit une maison en terre cuite. Nous sommes conquis par l'architecture atypiques qui pourrait rappeler Gaudi. Alix est vraiment emballée.  Pour son premier voyage avec téléphone à elle, les photos fusent.
Nous prenons aussi un peu de recul en grimpant sur l'une des montagnes environnantes. On peut voir encore mieux le classique quadrillage de rues des villes Sud-américaines.  Ici, les rues sont nommées Carrera ou Calle en fonction de la direction et sont numérotées.  Il suffit donc de se repérer par coordonnées...