dimanche 22 avril 2018

Anniversaire à Shiraz

La visite de Shiraz fut un peu chaotique. Notre train de nuit est arrivé 1h en avance. Nous avons été réveillé à 5h. De quoi profiter au maximum de ma journée d'anniversaire! Nous sommes invité pour la journée par un couple de pharmaciens dont le mode de vie est très proche du notre. Ils ont un adorable garçon de 3 ans. Nous avons l'opportunité de manger un petit-déjeuner à l'iranienne et aussi un plat traditionnel au déjeuner. Ils me font la surprise d'un gâteau. Cela me touche qu'il ait improvisé cela avec Sylvie. 
Malheureusement, Nelly a un peu de fièvre. On décide donc de consulter, bien qu'on soit vendredi (l'équivalent du dimanche pour nous). Rien de mieux que d'aller à l'hôpital avec un couple de pharmaciens en hôpital ! Nous bénéficions de traduction et conseils. Ce n'est pas trop grave, mais il est vrai que la toux de Nelly, qui a commencé en arrivant en Iran, ne s'arrange pas.
C'est exténués que nous arrivons chez nos hôtes sur Shiraz. Nous sommes très bien reçu chez Peyman et sa famille avec un repas, partagé avec des cousins à eux venus d'Allemagne, parlant seulement farsi et allemand. Une bonne nuit de repos après cette journée mouvementée nous permet d'explorer Shiraz. Ce nom ne vous est pas inconnu? Il s'agit d'un cépage très connu, utilisé en Côtes du Rhone. Les vins locaux, underground, sont bien loin des vins français...
Dans un périmètre restreint, on peut profiter de nombreux points d'intérêt. La mosquée rose avec une belle salle de prière et des peintres de miniatures qui étonnent les enfants. Le jardin des orangers avec ses palmiers royaux. Des rues calmes et divers marchands (relieur de livre, marchand de tapis, échoppe de vaisselle en cuivre, pâtisseries, etc.). Le bazaar où Alix adore flaner, est très photogénique. On y trouve une grande mosquée, un hammam où sont reconstituées les scènes de bain traditionnelles, un caravanserail hébergeant un café entouré d'arbres. Enfin, une forteresse originale ponctue la visite. En ce printemps, les roses sont présentes partout. Les massifs sont colorés et magnifiques!
Malgré la grande taille de Shiraz, qui rallonge considérablement le temps dans les taxis, l'hyper centre est très agréable et nous permet d'avoir une visite assez reposante, sans trop de véhicules. En plus, nous avons une grande chambre rien que pour nous et une copine de 7 ans pour jouer avec Alix et Nelly quand nous rentrons de balade. 
Mosquée rose
Jardin des orangers
Bazaar
Mosquée
Forteresse
Copines






samedi 21 avril 2018

Kashan : un havre de paix

Pour fuire la pluie, nous avons choisi de partir plus tôt que prévu à Kashan. Chouette idée car tout de suite nous arrivons dans un lieu paisible et calme. C'est un incroyable labyrinthe de constructions en pisé, qui abritent soit de magnifiques demeures rénovées, soit des ruines abandonnées. Nous visitons plusieurs belles maisons de marchands, immenses (l'une fait 5000m2), avec toujours une zone hiver, soit à l'étage, soit orientée sud, et une zone été, en sous-sol, et si possible orientée nord. Les tours de vent, ingénieux système de clim utilisé au moyen orient, permettent de faire entrer de l'air frais dans les bâtiments et maintenir les pièces à moins de 25°c quand il fait plus de 40°c dehors. Toutes les maisons gardent aussi une présence de l'eau, a minima un bassin, voire tout un système de canalisation derrière les murs pour rafraichir les bâtisses. Les canaux et bassins sont présents aussi dans tous les jardins, et notamment dans celui de Fins, cela donne un caractère extrêmement paisible au lieu. 
Nous visitons aussi un beau hammam, sur le toit duquel les filles jouent à la grimpette. Le bazar abrite un beau caravansérail et un autre hammam et au hasard d'une rue, nous voilà face au joli dôme d'une mosquée. Il y a peu de monde, quelques touristes iraniens, des français, mais dans l'ensemble tout est très calme. 
Juste un chauffeur de taxi un peu pressé qui joue à "passera? passera pas?" qui nous sort de notre rêverie. 

Caravanserail
Mosquée au hasard du chemin
Maison traditionnelle Mahinestan
Maison traditionnelle Tabatabaie
Jardin de Fins




Abyaneh

Depuis Kashan, il faut voir un village qui a 2500 ans, dans les contreforts des montagnes environnantes. Sylvie avait prévu de faire l'impasse car c'est l'étape touristique par excellence. Comme on a du temps à Kashan, on se ravise, on négocie un taxi et hop, on part là haut. Cela permet de voir la route qui traverse des terres arides et qui remonte une vallée dont la végétation accompagne un cours d'eau. 
Le village est charmant, avec une dominante de terre rouge, des villageoises au voile blanc fleuri de rouge. Deux rues principales impeccable à la façon "plus beau village de France" cachent des ruelles en pente ou en escalier et des maisons en assez mauvais état style "village abandonné". Un point de vue en face du village, au pied d'un château de boue, offre une vue très photogénique.
Et finalement, on a déambulé quasi seuls dans les ruelles du village. Les touristes iraniens sont les plus nombreux et plutôt photogéniques eux aussi.

mercredi 18 avril 2018

La voiture de Papa!

Ce séjour me replonge en enfance. En effet, Peugeot est bien implanté en Iran et visiblement a été la marque de prédilection des chauffeurs de taxi. Il semblerait que ce soit de bonnes voitures comparées aux marques locales.
Je me suis retrouvé dans des rues remplies de Peugeot 405, la même que Papa avait... Par contre, la couleur, c'est plutôt jaune Poste ou vert pomme...

lundi 16 avril 2018

Teheran : beaucoup d’aléas, une adaptation réussie!

Notre arrivée en plein milieu de l’après-midi à l’aéroport de Téhéran est un brin étonnante. On est le seul vol internationale qui arrive de jour et les formalités de visa sont bien plus rapides que prévu. Sylvie est déçue d’avoir préparé tout ces papiers à l’avance... les bagages nous attendent sur le tapis et on change des euros en rials. C’est la première fois que je dois changer autant d’argent d’un coup, car il est impossible de tirer sur place. On se retrouve avec 51000000 rials!!!! Et des liasses entières de billets à planquer sur nous, sans compter les autres euros pas encore changé. Une vraie banque ambulante! 
Comme à notre habitude, nous arrivons un jour férié. On doit attendre le métro plus d’une heure et nous arrivons finalement très tard chez nos hôtes. Nous sommes bien accueillis et sommes surpris du standard de vie à Téhéran. Farhad nous donne beaucoup d’indications qui sont d’une grande aide, en particulier pour acheter une sim card, ce qui est vital de nos jours.
Les filles gardent souvent le sourire, même si nous profitons maintenant de leur capacité à porter une petit sac chacune. Elles s’amusent d’un rien et bien souvent d’un élément incongru sur notre passage: un plan incliné ou un miroir déformant. Elles restent intéressées par les visites: le palais du Golestan et sa salle des miroirs, le bazar et ses boutiques. 
On est très contents de visiter in extremis la tour Azari, une icone de la ville qu’on avait vu dans quelques films. Ceci avec le seul rayon de soleil de la journée très pluvieuse qu’on a eu.
Le lendemain pluie! Grasse matinée au programme et interruption prématurée du séjour à Téhéran. Visite du palais du dernier shah. Le parc est splendide, mais la pluie nous glace.

On s’habitue à jongler avec notre téléphone pour avoir internet et adapter notre planning avec les hôtels, ainsi que pour communiquer avec des couchsurfers.

vendredi 13 avril 2018

Istanbul est unique

Nos nouvelles vacances tant espérées, une fois reportées puis récemment menacées, commencent par un arrêt à Istanbul. Même si on est tous fatigués par le trajet métro -tram pour rejoindre le centre touristique, la promenade ne nous déçoit pas.
Alix retrouve les centaines de chats du film Kedi et les hommes... et nous, on se remémore les endroits de la ville où on a fait notre dernier voyage avant l’arri D’Alix. On y avait passé 8 jours quand même! Il y a 8 ans presque jour pour jour... et décidément, cette ville je l’aime. Je m’y sens bien, toujours en sécurité. Pleine de vie et d’odeurs de nourriture. Une bonne transition dans notre route vers le monde Perse. Un pied en Europe, un pied en Asie.
Les enfants sont ravis, car on achète mais grillé et chataignes dans la rue.
Clou de la journée! Aujourd’hui vendredi 13, au moment d’aller tirer pour payer la chambre d’hotel, la machine me sort 350 lires, un peu plus du prix sans même que je mette ma carte. Guillaume dirait, ça c’est bien les Poirier et leur chance légendaire!


samedi 12 août 2017

Sierra de Guara

Enfin, le vent s'est arrêté, la température remonte un peu, et nous arpentons les canyons de la Sierra de Guarra. Ce sont les contreforts des Pyrénées côté espagnol. Pas encore la haute montagne, plutôt des zones sèches zébrées par de profonds canyons où circulent les premières eaux de quelques fleuves espagnols et les réservoir de tout un pays. L'occasion de belles balades rafraîchies par la proximité de l'eau. A Rodellar, on joue à traverser de nombreuses fois le lit de la rivière, à Vadiello, on traverse sur un barrage et on observe le beau bleu du lac artificiel. A Alquezar, odes passerelles ont été installées pour se promener quelques mètres au dessus de l'eau, sur les flancs des parois rocheuses. Autant de points d'intérêt qui motivent les filles. En plus, on peut se baigner au milieu de la balade, et on fait des pique-niques, ce qui ravit Nelly. 





La fête à Huesca

On n'a pas vraiment pu se rendre compte de ce qu'avait à offrir Huesca. En effet, tous les magasins fermés un jeudi, y compris Carrefour, et des rues poisseuses (entre urine et bière...), on arrive tout juste à se faufiler dans une église et dans la cathédrale. Eh oui! On visite Huesca en pleine San Lorenzo, les fêtes de la villes qui dure 6 jours, le 10 août étant le jour de fête. A 11h, tout le monde est en blanc immaculé avec un foulard vert, à prendre un repas en famille dans les restaurants de la ville, en terrasse. Du coup, on improvise et on tente de raccrocher le wagon en scrutant les événements sur le programme, on se change pour un t-shirt blanc et le foulard vert offert par l'office du tourisme. Une animation en musique avec bal des géants. L'ambiance est bonne. Pour les courses dans la seule grosse ville que nous traversions, c'est raté! 

jeudi 10 août 2017

Connecté en vacances, de plus en plus facile

Il est loin le temps où on recherchait une borne d'internet offerte par un office de tourisme autrichien et l'on tapait difficilement un bref email pour donner des nouvelles... il y a 15 ans... puis à la recherche d'un cyber café ou d'un ordinateur en self dans une auberge de jeunesse afin de taper son message de blog, en y laissant une photo et en espérant qu'il n'y ait pas d'interruption de la connexion... il y a 10 ans. Ensuite est venu le temps où naïvement on recherchait toujours l'ordi en self, mais en fait, "connexion internet" voulait dire "wifi" et donc si tu n'as pas ton ordinateur portable, tu es mort... il y a 6 ans... et puis, l'avènement des smartphones et tablettes a définitivement officialisé le wifi comme connexion évidente, en payant ou non. On est tous à la recherche d'un wifi et cela devient un critère de sélection de son logement, y compris en camping. On pensait être arrivé au bout, mais en passant la frontière, je me suis aperçu que nous allions plus loin encore. Maintenant, mon opérateur de téléphonie mobile m'annonce que la data est décomptée sur mon forfait mobile. Aucun surcout à l'étranger (enfin dans le cas présent l'Espagne, qui est pleine de voitures immatriculées en France, mais ce n'est pas le sujet). Plus aucune inquiétude à avoir concernant un dépassement exorbitant de la facture. Et donc, plus aucune raison de se priver. Par conséquent, on peut être connecté partout, même en rando! On reçoit les messages WhatsApp, les mails, etc. Il faut se forcer pour que les vacances riment vraiment avec déconnexion. Bon, j'avoue, pour le boulot, j'arrive encore à me passer des mails. Mais on en a fait du chemin...



mercredi 9 août 2017

Los Mallos de Riglos

Encore un site splendide à moins de 100km de la frontière! Ici le Rio Gallego aborde ses derniers virages de montagne avant d'atteindre la pleine, offrant une couleur verte splendide. Mais, il est loin d'être la star. Un ensemble de pitons rocheux monumentaux tirant sur le rouge, surtout au coucher du soleil, attirent l'oeil. C'est comparable aux Météores sans les monastères. Une balade pour en faire le tour s'impose. Les filles sont en forme et nous profitons ensemble des lieux. D'autant que la balade est agrémentée de mûres bien mures. Et c'est aussi l'occasion d'observer les nombreux rapaces qui y nichent et survolent les alentours, ainsi que les férus d'escalade qui sont à la recherche de verticalité et qui nous donnent le vertige rien que de les voir grimper.
La zone est riche en sites et notre deuxième journée est tout aussi passionnante. Le château de  Loarre est un bel ensemble roman et offre une visite intéressante pour les filles dans un environnement splendide, à la limite entre les premières montagnes et la pleine au Sud. Le mirador de los Buitres offre aussi des vues magnifiques sur los Mallos, le fleuve et les champs d'oliviers.
Le gros bémol est le vent. Nous sommes plutôt malchanceux de ce côté là, et nous subissons des rafales en permanence. Le fond de l'air est frais et nous sommes loin des fortes chaleurs que tout le monde nous promettait à l'annonce de notre destination. Au camping, le vent soulève la terre qui imprègne notre tente et toutes nos affaires. Nous sommes même obligé d'aller prendre notre petit-déjeuner ailleurs à l'abri du vent... Il faut avouer qu'on avait prévu un peu léger pour s'habiller et que nous utilisons toute notre garde-robe. Heureusement côté duvet, on est bien équipé.







lundi 7 août 2017

Un désert aux portes de chez nous

Petite escapade en Navarre et Aragon. Ce n'est pas trop loin de chez nous : 4h de route depuis les Landes. En effet, avec une grosse semaine consacrée à l'étranger cet été, on ne pouvait pas aller bien loin. Mais l'Espagne a beaucoup a offrir, et on ne peut pas être déçu. C'est le 3eme voyage dans le pays en 1 an (après Barcelone et les Canaries), on rentabilise la proximité de Toulouse avec ce pays. 

Nous ne connaissions pas les Bardenas : c'est le désert. Grande question pour les filles : c'est quoi le désert ? Ici ça ressemble à peu près à ça : de grandes formations de roches friables, jaunes et teintées de rouge. C'est le décor à de nombreux films européens sensés se passer dans l'Ouest américain en particulier. Le matin, une couverture nuageuse permet de supporter le climat. Celle-ci se dissipe vers12-14h et permet aux couleurs d'éclater, mais c'est nous qui tirons la langue.

Ici c'est aussi la période des fêtes dans plein de villages. Les installations pour le lâcher de vachettes dans les rues sont bien prévues : de grosses barrières solides. On est content d'être derrière quand l'une enfonce ses cornes. Et chaque village a ses arènes. Nous avons assisté à quelques tours : d'abord la fausse vachette sur roulette pour les enfants, puis le veau pour les ados et les amateurs (lancé à pleine vitesse ça peut faire mal quand même) , puis les vachettes auxquelles les plus aguerris tentent d'accrocher aux cornes des anneaux. Grosse frayeur dans toutes les arènes quand la vache excitée sort des arènes et rue dans le tour réservé aux toréadors. Les spectateurs, dont Alix et moi se dépêchent de sauter du muret où ils étaient assis pour ne pas de faire faucher les jambes ! 

Nous sommes passé aussi par le magnifique chateau d'Olite, une halte qui nous a beaucoup plus, les tours sont immenses . 


Pour Alix, le mieux : escalader les rochers et marcher dans les canyons surtout avec de l'eau (de la boue).

Pour Nelly : voir les enfants courir après le veau et aller dans la piscine (au camping). 




dimanche 5 mars 2017

Alix reporter

A Lanzarote, Cesar Manrique a     construit un mobile qui marche avec le vent.

Les plantes rouges sont très solides.

J'ai vu plusieurs cactus au jardin des cactus.

On a fait des balades sur les volcans.

Tous les soirs, on faisait des châteaux  de sable avec Nelly.

Alix
(tapé à l'ordinateur par Alix)