vendredi 12 août 2016

Berat

Pourquoi faire 1500km de voiture et 600km de bateau pour se rendre dans une ville qui porte le même nom qu'un village situé à une trentaine de km au sud de Toulouse?
Juste parce que Berat est un exemple d'architecture ottomane préservée et par conséquent classé à l'Unesco. Que la ville offre plusieurs quartiers où il est agréable de se balader : la forteresse qui domine la ville et ses jolis points de vue, Mangalem et Gorica qui offrent une grande cohésion au bord de la rivière qui traverse la ville. La guesthouse étant proche du centre. Ce fut pratique pour s'y promener. Et on peut féliciter les filles qui ont été très endurantes. Bref, notre première étape est une réussite. 





jeudi 11 août 2016

De part et d'autre de l'Adriatique

C'est aujourd'hui que l'on va mettre la voiture dans le bateau, à Ancône. Avant de prendre la route, on ne pouvait pas rater la dégustation à Modène. Jamais on aurait imaginé gouter le vinaigre comme un produit de luxe. À près de 50€ la mini bouteille, la goutellette vaut de l'or ! 
C'est le déluge. Des trombes d'eau. Parfait pour faire une traversée en mer... ! Nous pouvons voir des éclairs à l'horizon. Malgré ça Ancône a beaucoup de charme. Mais l'organisation de l'embarquement laisse à désirer. 
Finalement, la mer est calme. Sylvie se rend à peine compte du tangage. "C'est bizarre! Je ne comprends pas pourquoi cet avion monte et puis descend...". La traversée semble longue pour ces dizaines d'albanais qui n'ont pas de cabines et qui dorment comme ils peuvent sur des matelas gonflables installés dans le salon principal... On est bien, nous, dans notre cabine avec un hublot sur la mer. Peu de touristes, les italiens et mêmes les rares français sont en fait la diaspora albanaise de retour au pays. 
Les premiers instants en Albanie sont plutôt faciles. La sortie du bateau est plus simple que l'entrée. L'immigration aussi et les premières routes plus défoncées que l'on attendait. Mais il s'agit seulement du centre de Durres. Pour rejoindre Berat, c'est beaucoup plus lisse. Par contre les obstacles sont nombreux: piétons sur autoroute où même les bus s'arrêtent prendre des voyageurs, charettes, camions, etc. Notre arrivée à la Guesthouse de Berat est des plus agréables. Deux hôtes merveilleux nous ouvrent les portes. Un repas généreusement préparé (kofte, légumes grillés ou farcis au fromage, crudités et roquette du jardin et bien sûr l'incontournable pastèque, vin maison). Nous sommes comblés et repus après 3 pique-niques d'affilée.





Pour nous suivre

La carte du voyage se trouve à l'adresse suivante :
Localisez ainsi nos histoires.

mercredi 10 août 2016

Les petits bonhommes oranges de l'Italie

Nous quittons Nice, un mardi, pour Modène, en Italie. "Vous venez pour les ferraris à Modène ? " . Heu, .... c'est au milieu du trajet ! Entre temps, les aires d'autoroutes de l'Italie sont nettement moins agréables qu'en France : pas de table de pique nique, pas d'arbre... Nous sommes donc bien contents d'avoir notre table. 
À Modène, il y a un beau centre ville, des monuments à l'Unesco, des pâtes qui se mangent dans de grands restaurants... "Et des petits bonhommes oranges" . Nelly aiguise son sens de l'observation sur les passages piétons. 




vendredi 22 juillet 2016

Bientôt l'Albanie

Dans 15 jours, nous partons tous les 4 à la découverte de l'Albanie et du nord de la Grèce.
En traversant la France,  l'Italie et enfin l'Adriatique par bateau.

Voilà une expérience inédite, du camping itinérant avec notre voiture !

Alix et Nelly se préparent au voyage :
Nelly : "on va prendre le bateau. Et on va mettre la voiture. Et on va dormir. Comment on va mettre la voiture dans le bateau ? On n'a jamais mis la voiture dans le bateau...
(Nelly, sceptique, regarde à ce moment là des voiliers...) 
Alix : "si on a déjà mis la voiture dans le bateau, tu t'en souviens pas, toi tu dormais dans la voiture".


(Ah bon ? je ne me rappelle plus...
Finlande ? non, on n'avait pas de voiture.
Nouvelle Zélande ? ben non, on n'avait pas laissé Nelly dormir.
ah oui c'est vrai, on a pris un bac pour traverser une rivière !  C'est vrai que Nelly n'a rien vu, elle dormait. Et Alix savourait un moment privilégié rien qu'avec ses parents, ça l'a marqué... )




jeudi 28 avril 2016

Présentation du voyage

Mardi 3 mai et Jeudi 26 mai, à 20h30, retrouvez dans le local de l'association le Rendez-vous des voyageurs, à Toulouse, pour se remémorer notre voyage. Nous vous présenterons les meilleurs moments, les péripéties et répondrons à vos questions.

samedi 5 mars 2016

Dernière halte : Abu Dhabi

Nous voici dans la capitale de l'état et aussi ville principale de l'émirat le plus riche du pays. 
Pour nous, c'est un peu de repos et on recharge les batteries en chaleur avant le retour au froid. Nous sommes accueillis par Charlotte et Guillaume, des amis de Thomas et Hélène. Ils vivent ici depuis 5 ans et ont 2 adorables petites filles, qui font de bonnes compagnes de jeu pour Alix et Nelly et partagent tous leurs jouets. Cela a une valeur inestimable pour nous puisque c'est un peu de paix et tranquilité car après quelques semaines sans jouets, les enfants retrouvent subitement plus d'autonomie.
Au programme, visite de l'Emirates hôtel, un luxueux palace en marbre aux jardins charmants en bord de mer. 

Après un repas sur la corniche beach, nous avons la chance d'être emmené dans le désert pour une petite soirée grillades au milieu des dunes entre expats.

Notre dernière journée nous permet de voir la grande mosquée, sorte de magnifique palais des milles et une nuits. Une décoration extérieure magnifique d'un blanc pur. Et une salle de prière très décorée. Cela reste néanmoins un monument d'une grande beauté.

Après une dernière piscine, nous devons nous résigner à revenir à notre hiver européen. Ces 3 semaines de découverte en Arabie auront été bien remplies et riches en expériences diverses. Toute la famille en a bien profité. 

Typiquement Omanais/Emirati

Comme à notre habitude, on va faire un point sur les particularités locales. Bien que les Emirats soient bien plus riches et plus avancés que Oman, de nombreuses choses ont été notées dans les 2 pays. Et, en plus, on voit bien qu'Oman cherche à rejoindre son voisin en suivant son modèle. Voici donc la liste:
- sur la route, des radars automatiques presque tous les 5 km. Et de nombreux radars de feux rouges. Bon OK, ici on flashe 20km au dessus de la limite affichée et quelque soit la vitesse limite... Ca laisse une certaine marge.
- les routes sont larges et on ne peut s'y engager que dans une seule direction en général. Cela veut dire que si on veut prendre l'autre, il faut souvent faire un détour de plusieurs km.
- la boite de serviettes 1 épaisseur est la rigueur dans tous les hôtels ou restaurants. Pas hyper efficace en revanche.
- la tenue vestimentaire est globalement blanche pour les hommes et noire pour les femmes. Les locaux sont attachés à conserver leur tenue traditionnelle pour la vie de tous les jours. Les tenues occidentales ne s'affichent pas trop. Les logigrammes des toilettes sont adaptés en fonction, mais pas ceux des feux de circulation...
- il y a énormément d'immigrés dans ces deux pays et une sorte de hiérarchie s'est instaurée. En haut, nous avons les locaux qui sont très peu nombreux aux Emirats (8% à Dubai) et plus visibles en Oman. Puis, les expats occidentaux pour les fonction cadres. Ceux-ci ont des conditions de vie confortable car la plupart du temps ils ont beaucoup d'avantages par le biais de leur contrat de travail. Ensuite, on voit beaucoup de Philippins. On les retrouve à l'accueil des hôtel, serveurs aux restaurants ou dans les emplois d'aide à domicile (nounous, femmes de ménage, gardien, maitre nageur). Ils sont vraiment très nombreux. Mais, moins que les Indiens, Pakistanais et Bangladais. Ces derniers ont les tâches plus ingrates. Ils sont chauffeurs de taxi au mieux ou alors travaillent sur les chantiers. Mais, c'est un carrefour du monde et une opportunité de travail pour tous. On retrouve aussi beaucoup de Maghrébins.
- quelques interdictions liées à l'Islam dont on n'a pas toujours eu l'habitude. En particulier, il ne faut pas s'embrasser, consommer de l'alcool dans les lieux publics. On n'a pas vu beaucoup de policiers, mais on ne joue pas avec ces choses là.
- ici, l'écologie n'est pas à l'ordre du jour. Pas de recyclage ou alors des poubelles de tri qui sont vidées ensuite dans la même benne. L'utilisation de l'eau peut nous paraître absurde. On peut observer d'immenses parterres de fleurs dans les grands villes le long des autoroutes. Une piste de ski dans un centre commercial. 
- la climatisation est de rigueur partout. Les gardiens de résidence ont une cahute climatisée. Les arrêts de bus à Dubaï le sont aussi. Et lorsqu'on va chercher un café dans un coffee shop, on ne descend pas de la voiture. Un indien vient prendre la commande, on descend la vitre pour commander et on attend bien sagement avec le contact allumé dans la clim' que notre livraison arrive.
- l'arbre local est le palmier dattier. Il y en a dès qu'il y a un filet d'eau... 

vendredi 4 mars 2016

Burj Khalifa: plus haute tour du monde

Elle est déjà mythique. La Burj Khalifa (828m) est pour l'instant la plus haute tour de la planète. Il y a déjà des travaux en Arabie Saoudite pour en construire une qui fera 1km de haut. Mais à Dubai, c'est devenu l'icone de la ville. Même si elle porte le nom de l'ancien émir d'Abu Dhabi, car c'est l'émirat voisin qui a renfloué les caisses de la ville après la crise financière de 2008. Elle intrigue et invite à se perdre dans le ciel pour chercher son sommet. 
C'est donc, le point d'orgue de la visite de Dubai. Alix en rêve depuis qu'on est arrivé en ville. Les 3 femmes de la famille sont montées à la tour pour contempler, comme si elles étaient dans un avion, le jeu de construction miniature qu'offre Dubai. Bon, Nelly n'a pas bien compris ce qui s'est passé, puisqu'elle a demandé une fois en bas : "quand est-ce qu'on monte à la tour?". Mais, cela valait le détour.  
Au pied de la tour, le Dubai Mall, le plus grand de la planète offre de belles curiosités (aquarium géant, souk reconstitué, boutiques de luxe, cascade et patinoire). Ils sont fous ces arabes!
Sinon, depuis le balcon de nos hôtes, on peut contempler les illuminations de la tour la nuit, toutes les heures. C'est envoutant.

Tout paraît petit vu de là haut:
Illuminations nocturnes:

Vue de la piscine de la résidence où l'on s'est baigné:

mercredi 2 mars 2016

Dubaï: rêves d'architectes

Nous sommes enfin arrivés à Dubaï, ville qui a fait beaucoup parler d'elle ces 15 dernières années pour ses projets immobiliers pharaoniques. Iles artificielles en forme de palmiers, dessinant la planète, plus grande tour du monde (Burj Khalifa), piste de ski, plus grand mall du monde, attractions en tout genre (aqua parcs, golfs, aquariums, saut en chute libre, etc.), l'un des plus grands hubs de l'aviation mondiale, l'hôtel Atlantis, entre autres. En un mot, la démesure.
Pour nous, c'est un accueil chez Clotilde, Xavier et leur fils Augustin. Emplacement idéal! De leur balcon, on peut contempler des heures entières, émerveillés, la Burj Khalifa. De jour comme de nuit, cette tour nous invite à lever les yeux aux ciel et à rêver. Ouahouh! Comment est-ce possible?
On voit que la ville se construit sur le désert sans contrainte d'espace. Les éléments sont donc pensés dans leur globalité. Grosses artères routières, un métro aérien futuriste, des zones de résidences et commerces complémentaires et bien organisées, des zones de détente et loisir regroupées. L'ensemble est fluide. Un tour à la Dubai Marina offre une quantité de tours résidentielles agencées autour d'une marina occupée par de nombreux yachts. Quand on a besoin de place, on construit sur la mer. Pas de problème. 
Mais malgré cette débauche de futurisme, d'extravagances et de climatisation (même les arrêts de bus le sont!), lorsqu'on se promène le long du creek, le charme du port de commerce traditionnel opère. Les boutres indiens débordent de caisses, cartons et sacs. On charge, on décharge. On traverse le creek dans des petites embarcations collectives à fond plat. Le vieux quartier est restauré pour se donner une idée des débuts de la cité. Et les souqs, bien qu'embarrassés de vendeurs lourdingues gardent un charme d'antan.
Cette ville est une curiosité à voir sur la planète. Oui. Cela existe. Oui. L'écologie semble être le dernier des soucis. Néanmoins, ici, les choses avancent plus vite qu'ailleurs. Par rapport aux pays occidentaux, on ressent moins l'immobilisme. Cela passe aussi par des ouvriers indiens, pakistanais ou bengalis aux conditions de travail plus que discutables. Mais, c'est aussi une réalité de notre planète qu'il est important de ne pas nier.
Burj Al Arab
Dubai Marina
Station de métro
Dans le métro
Burj Khalifa
Expatriée et son petit emirati 
Sur le creek
Boutres
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mardi 1 mars 2016

Musandam: une impression de bout du monde

Le Musandam est une petite région d'Oman, isolée car les Emirats Arabes Unis la sépare du reste du pays, mais qui a une importance énorme puisqu'elle se situe au niveau du détroit d'Hormuz. C'est l'endroit où transitent tous les bateaux plein de pétrole provenant du Golfe. Du coup, plein de surveillance militaire au programme. C'est environ 20000 habitants qui vivent sur un sol hyper aride où les marques de la géologie sont visibles à l'oeil nu. D'immenses pans de montagnes s'érigent dans une étroite vallée où a été bâtie Khasab, la ville principale. Ces mêmes montagnes tombent dans la mer en formant des méandres de mer au sein des terres, ce que l'on appelle communément des fjords. Au programme de ces 3 jours passés là-bas : une arrivée en avion survolant ce panorama splendide, un tour en voiture pour se rendre compte de l'aridité des lieux (presqu'aucun arbre) et pour prendre un bain de mer très agréable, et enfin, une croisière en boutre (avec plongeons dans la mer, dauphins, repas de poisson et groupe d'allemands).
On a quand même eu la sensation de faire partie des rares touristes qui s'aventurent plus d'une journée dans ce petit bout du monde. Et on n'a pas regretté le détour, même si cela n'a pas toujours été simple d'organiser l'ensemble. Il faut se rappeler que dans les pays arabes, il faut négocier sévère, car ils n'ont pas de scrupules à amplifier nettement les prix pour les étrangers...

Vue du ciel
Dans les terres

Arrêt plage
Un dauphin suit le bateau
Dans le fjord
Plage inaccessible






dimanche 28 février 2016

Mer d'Oman, Mer d'Arabie, détroit d'Hormuz

Oman est aussi un pays tourné vers la mer. Ces noms qui intriguent et qu'on ne sait pas bien placer sur une carte, se sont précisés dans nos têtes. Une mer d'un bleu magnifique contraste avec les couleurs minérales des terres (beige, orange, gris). On peut admirer quelques villes de pêcheurs, où sont majoritairement représentées les barques à moteur. Mais, il reste encore les fameux boutres. C'est d'ailleurs le dernier livre de Reno et Claire Marca, qui avait achevé de nous convaincre de visiter Oman. 
Les eaux sont poissonneuses et même pleines de tortues. Drôle d'impression que de se baigner avec des têtes de tortues qui surgissent autour de nous pour prendre une bouffée d'air. C'est même un peu inquiétant, même si, bien sûr, elles doivent plus nous craindre que le contraire.
Longer la côte nous a permis de contempler une mer d'un calme incroyable et même de camper avec le bruit du clapot. Lorsqu'on s'envole pour Musandam, le contraste terre/mer est encore plus impressionant. Les montagnes s'effondrent dans la mer et la région nous offre les fjords d'Arabie. 






vendredi 26 février 2016

Traditions

Pratique, tous les omanais portent naturellement le costume traditionnel. Bref, pas besoin de se fouler pour faire la photo authentique, n'importe quel petit vieux fait l'affaire. Ici les traditions sont importantes. Les mariages se font généralement entre membres d'une même tribu, voire d'une même famille. Les familles sont grandes : 10 enfants si possible. Les femmes ont un rôle différent des hommes, tourné vers la sphère privée. Et nous découvrons l'islam version pays du golfe, ça surprend toujours. C'est plus radical que nos dernières expériences en Asie. 
A Nizwa, nous avons rencontré, par le biais du couchsurfing, Ahmed, enseignant de 35 ans, marié et père de 2 petits enfants. Bien qu'il ait une bonne connaissance du monde extérieur, on ressent dans son discours le poids de la famille et de la religion. "Ici, c'est comme cela que cela fonctionne." Sylvie est la seule qui a pu rencontrer son épouse, pendant que Benjamin discutait avec Ahmed. C'est toujours bien d'avoir des infos sur le pays émanant des locaux, et pas seulement des guides touristiques.